Syphilis infectieuse en hausse à Ottawa
Les faits :
Depuis janvier 2001, on a observé une augmentation du nombre de cas de syphilis infectieuse dans la Ville d’Ottawa. Six cas ont été diagnostiqués en 2001 et seize en 2002. A ce jour, en 2003, 11 cas de syphilis infectieuses ont été diagnostiqués. La plupart des cas observés dans la région concernent des hommes qui ont eu des rapports sexuels avec un autre homme. L’augmentation de la syphilis infectieuse enregistrée à Ottawa correspond à une tendance à la hausse observée dans de nombreuses régions du Canada, des États Unis et de l’Europe.
Qu’est ce que la syphilis :
La syphilis est une infection bactérienne qui peut être facilement transmise par contacts sexuels oraux, vaginaux, péniens ou anaux. L’infection se caractérise à l’origine par l’apparition d’un ulcère très contagieux et douloureux appelé chancre à l’endroit où la bactérie a pénétré dans le corps, habituellement le pénis, la bouche ou le rectum. Si la syphilis n’est pas traitée, des éruptions cutanées infectieuses peuvent apparaître, des excroissances ressemblant à des verrues peuvent se développer sur les parties génitales et des lésions peuvent apparaître dans la bouche. Les éruptions et lésions partent d’elles mêmes mais la personne demeure infectée et elle peut transmettre l’infection à d’autres personnes pendant une période allant jusqu’à deux ans. C’est pourquoi cette infection peut se propager au sein de la population sans être dépistée.
Lorsque la syphilis n’est pas dépistée et traitée, la personne infectée peut développer de graves maladies cardiaques et du cerveau plusieurs années plus tard.
Les trois étapes de la syphilis :
À l’étape un, un genre d’excroissance non douloureuse peut apparaître au point de contact où la bactérie à l’origine de la syphilis a pénétré dans le corps. Cela se produit habituellement de neuf à 90 jours suivant le contact sexuel avec la personne infectée. Il arrive souvent que ces excroissances ou lésions passent inaperçues et disparaissent d’elles mêmes lorsqu’elles ne sont pas traitées, mais l’infection demeure active.
À l’étape deux, soit quelques mois plus tard, une personne infectée peut avoir des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe. Des éruptions se produisent parfois dans les paumes des mains et sous les pieds ou sur l’ensemble du corps. Ces symptômes disparaissent, mais l’infection demeure.
L’étape trois est l’étape finale. Si la syphilis
n’est pas traitée elle peut :
• attaquer le cerveau et le cœur entraînant la perte de
l’ouïe
et de la vue, occasionnant des accidents cérébrovasculaires,
la paralysie et la mort.
• affecter la fonction immunitaire.
• accroître le risque de contracter le VIH.
•être transmise d’une mère infectée à son
bébé.
Qui devrait se soumettre à un test de syphilis :
Le risque d’infection est plus important chez les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels. La plupart des cas dépistés à Ottawa concernent des hommes qui ont eu des rapports sexuels avec d’autres hommes.
Test de syphilis :
Un simple test sanguin permet de diagnostiquer la syphilis. On utilise un test de dépistage appelé VDRL pour repérer les personnes à risque. Lorsque le test est positif, un test de confirmation appelé MHA TP, FTA ABS est également administré. Les personnes qui continuent d’être à risque devraient se soumettre périodiquement à un test, soit tous les trois à six mois.
Quiconque croit avoir été exposé à la syphilis devrait demander qu’on lui fasse subir un test de VDRL et de MHA TP, FTA ABS afin que le diagnostic soit posé le plus rapidement possible.
Traitement de la syphilis :
Une fois diagnostiquée, la syphilis est traitée et guérie au moyen d’antibiotiques.
Personne ressource : Ligne d’info sida-santé sexualité
563-7432
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4 July, 2003

